La mangrove ou l’intelligence du vivant

Et si nous n’avions pas besoin de contrôler ce qui entre dans nos vies… Mais simplement d’apprendre à mieux le transformer?

Nous sommes partis à marée basse. La mangrove s’est dévoilée comme un monde à part entre deux eaux; ni tout à fait terre, ni tout à fait mer.

Les racines étaient là, à l’air libre. Entrelacées, désordonnées, presque brutes. On aurait pu croire à quelque chose de fragile… et pourtant, tout respirait la solidité.

Puis, l’eau est montée. Doucement. Naturellement.

Et ce que nous avions vu quelques heures plus tôt a disparu sous la surface de l’eau. Comme si tout cela n’avait jamais existé.

Et pourtant… c’était toujours là.

Nous sommes allés manger dans une petite ferme à huîtres, cachée au coeur de cette mangrove qui naturellement, en abrite les larves.

Un endroit simple, presque hors du temps. Et plus je regardais autour de moi… plus quelque chose faisait sens.

Ce que je voyais n’était pas simplement beau, c’était intelligent.

La mangrove ne lutte pas contre les marées. Elle vit avec elles.
Elle ne cherche pas à contrôler l’eau, ni à s’en protéger à tout prix.

Elle s’adapte. Elle laisse passer, elle filtre, elle transforme.

Et c’est précisément pour ça qu’elle devient un refuge. Un lieu de vie. Un écosystème entier.

Je me suis demandé, à ce moment là, si notre difficulté, à nous, les humains ne venait pas de là: nous voulons que tout soit stable, clair, prévisible.

Alors que la vie, elle, fonctionne comme une marée: elle monte, elle descend, elle découvre certaines choses; et en recouvre d’autres.

La mangrove, elle, ne panique pas quand l’eau monte. Elle ne s’accroche pas quand elle se retire. Elle reste.

Ancrée… mais souple.
Présente… mais adaptable.

Et si c’était ça, finalement, une forme d’équilibre?

Pas quelque chose de figé. Mais quelque chose de vivant.
Un équilibre capable d’accueillir le mouvement, tout simplement et sans se perdre.

Ses racines sont visibles, parfois même exposées. Elles ne cherchent pas à être parfaites. Elles sont justes fonctionnelles.

Et c’est ce qui les rend solides.

Peut-être que nous passons beaucoup trop de temps à vouloir lisser ce qui dépasse, cacher ce qui est brut, contrôler ce qui bouge.

Alors que c’est précisément là que se trouve notre vraie stabilité.

La mangrove ne devient pas forte malgré son environnement instable. Elle devient forte grâce à lui.

Et si nous pouvions apprendre à fonctionner comme elle?

Ne plus résister systématiquement. Ne plus vouloir tout maîtriser.
Mais apprendre à laisser passer, à filtrer, à transformer.

Parce qu’au fond, nous ne sommes peut-être pas faits pour vivre hors des marées…Mais pour apprendre à exister avec elles.

Petite pratique ⛲️

Aujourd’hui, je prends un instant pour observer:

  • Où est-ce que je résiste dans ma vie, comme si tout devait rester stable?
  • Quelle « marée » suis en train de refuser?
  • Et si au lieu de lutter… je laissais simplement passer, sans me perdre?

Galerie de cette journée incroyable 🌿

  • s'enfoncer en bateau dans la mangrove brésilienne est une expérience magique
  • découverte de la mangrove au Brésil, vue depuis un bateau au coeur d'un paysage naturel préservé
  • S'enfoncer dans la mangrove Brésilienne et la découvrir petit à petit, au fur et a mesure qu'on s'y enfonce. Un paysage naturel préservé et magique.

Prolonger l’expérience 🩵

Excursion dans la mangrove brésilienne:
Tour en bateau – départ Barra do Cunhau – Kitelodge Filho de Vento

Prévoyez un départ vers 12h/12h30, prise en charge au Kitelodge
Retour entre 16 et 17h

Au programme:
Visite de la mangrove
Déjeuner aux huitres
Nager & possibilité de wake board

Renseignements via l’école de Kite

Comment rester libre de penser, de ressentir…

couple enjoying sunset over saint briac sur mer
Prolonger le beau et le bon – Photo by Ishaq Ali Anis on Pexels.com

Dans un monde saturé de bruit, où les forces de friction se répandent en masse à une rapidité stupéfiante; s’attarder, chercher le beau, le bien à travers l’écriture devient un acte de résistance.

Il est impossible de ne pas être happé par la peur, la méfiance et la division si on se laisse nourrir par ces voix qui inlassablement pointent l’autre comme une menace.

Comment rester libre de penser, ressentir, quand chaque image, chaque titre façonne l’esprit à coups d’angoisse?

Comment ne pas devenir méfiant et empêcher les racines du racisme de pousser quand certains médias nous montre le pire, encore et encore?

Face à cela, il reste un choix:

Choisir les mots, les mots vrais, les mots libres.
Choisir de faire grandir en soi – et autour de soi – ce qui élève.

Aujourd’hui plus que jamais, accorder une valeur essentielle à cet acte: prolonger la beauté, l’harmonie, le positif par la danse infinie de mots.

Répéter le beau, le bien, le possible, ce n’est pas fuir l’ombre; c’est refuser qu’elle dirige.

C’est refuser que la peur dirige nos coeurs. C’est redonner à l’humain sa juste place; au-delà des apparences, au delà des clichés.

Ecrire, prolonger les thèmes lumineux, c’est une façon de dire non à la laideur imposée et oui à l’humanité, toujours possible.

La différence tient peut-être à un seul choix : celui de la direction du regard.

Et vous…
dans quel sens tournez-vous le vôtre aujourd’hui ?
Dans quelle direction vous emmène-t-il ?
Est-ce réellement un choix ?

Et si vous choisissiez, dès maintenant, d’ouvrir la perspective ?

#nourris-ta-source
#apprendreavoirclair

Là où le regard se pose…

Changer de Regard
Changer de regard.

Nous croyons voir le monde tel qu’il est…

Mais nous ne voyons jamais le monde.
Nous voyons ce que nous regardons.

Et ce que nous regardons,
nous finissons toujours par le croire.

Aujourd’hui, nos regards sont sollicités en permanence.
Captés. Orientés. Nourris.

Pas par hasard.
Mais par ce qui attire, ce qui choque, ce qui divise.

Alors, peu à peu, sans même nous en rendre compte :

Nous devenons méfiants, nous anticipons le pire, nous simplifions l’autre.

Nous oublions la nuance

Non pas parce que nous sommes ainsi.
Mais parce que nous avons laissé notre regard être dirigé.

La perte de liberté ne commence pas dans nos actes.
Elle commence dans notre regard.

Car celui qui ne choisit pas ce qu’il regarde ne choisit plus vraiment ce qu’il pense. Ni ce qu’il ressent.

Reprendre la direction de son regard c’est reprendre sa liberté.
Ce n’est pas nier le monde. C’est refuser de le réduire à ce qu’il a de plus sombre.

C’est décider de voir l’humain derrière les images, de chercher le sens derrière le bruit, de reconnaître le beau au milieu du chaos.

C’est comprendre que ce que je nourris en moi grandit; que ce que je répète devient ma réalité, ce que je regarde finit par me définir.

Alors je choisis.

Je choisis de nourrir ce qui élève.
Je choisis de prolonger le beau, le vrai, le juste.
Je choisis de ne pas laisser la peur décider à ma place.

Parce que ma liberté commence ici,
dans la direction de mon regard.

Je crée et dédie ce blog à tous ceux qui,
comme moi, ont choisi de nourrir leur source
et d’apprendre à voir clair ⛲️